Célébrité et Conséquences by Mary-m
Summary:

Image libre de droit

 

 

Une mère à la tête de plusieurs multinationales qui collectionne les fourrures comme Cruella d'enfer.
Un père artiste peintre qui expose dans les plus grandes villes.
Un beau-père qui habille les princesses et les actrices.
Une meilleure amie star du rock en tournée aux USA.
Trois amies rencontrées au cours de préparation à l'accouchement avec qui elle aime passer du temps.
Une petite fille de deux ans et demi qu'elle élève seule.

Léa Lewis est une autrice de talent (ce n'est pas elle qui le dit mais le New York Times ! ).
Son premier roman adapté en film, elle se rend en Ecosse pour suivre le tournage.
Un soir de tempête, un inconnu apparaît dans l'auberge où l'équipe loge. C'est le meilleur ami d'un acteur du film et le père de sa fille.

Avec le destin, on ne peut jurer de rien !


Categories: Romance Characters: Aucun
Avertissement: Scènes érotiques
Langue: Français
Genre Narratif: Roman
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 42 Completed: Non Word count: 97842 Read: 59011 Published: 16/03/2019 Updated: 20/05/2022
Comment se comporter quand on vient chercher son enfant chez l'autre parent by Mary-m
Author's Notes:

Merci aux adorables personnes qui lisent mon histoire, vous êtes des choux

 

 

Je dépose le téléphone sur le siège passager et démarre la voiture. Eleanore est chez Alexander depuis midi. Il a accepté de s’en occuper pendant ma séance de lecture et de dédicaces. Ce n’est pas vraiment ce que je préfère dans le métier. Je n’aime pas être le centre de l’attention, mais c’était l’occasion de voir mes lecteurs qui sont aussi adorables les uns et les autres. J’ai dû faire plusieurs voyages jusque la voiture pour porter toutes les gentilles attentions que j’ai reçues. Des boites de chocolats, des portraits de mes personnages, des cadeaux personnalisés qui me touchent énormément.

Je viens de déposer les nombreux bouquets de fleurs que j’ai reçus à l’accueil de l’hôpital. Ils pourront égayer les chambres des patients et les bureaux des infirmières.

Les nombreuses notifications sur les réseaux sociaux n’arrêtent pas de faire biper mon téléphone. Je n’arrive plus à me souvenir du nombre de selfies pour lesquels j’ai posé.

 

Je soupire en m’engageant sur une route secondaire. Cela fait trois jours que nous sommes revenus de Camber, trois jours que nous tentons de communiquer depuis ce moment d’égarement. Le lendemain, la journée n’a pas été très joyeuse. Alexander ne restait dans la même pièce que moi que lorsque Eleanore était présente. Nous parlions que pour donner le change devant notre fille. Le soir, il nous a déposés chez nous et est reparti après avoir embrassé la petite.

Aujourd’hui, en fin de matinée, comme nous l’avions convenu, il est venu chercher Eleanore qui l’attendait avec impatience. Nous nous sommes salués poliment. Je lui ai donné le sac de notre fille, lui ai recommandé plusieurs choses et ai embrassé Eleanore. Ils ont descendu main dans la main les marches du perron. Alexander l’a installée dans sa voiture, a fait le tour et s’est assis derrière le volant pendant que je faisais des signes à notre Eleanore.

Quand la voiture a tourné à droite au bout de la rue, je suis encore restée cinq minutes à regarder ce bout de rue avant de rentrer me préparer. Le cœur serré, je me suis dit que ce serait notre quotidien à tous les trois à présent.

 

Pour les derniers kilomètres, j’allume la radio et me laisse bercer par la voix de Lana Del Rey. Il est dix-huit heures, mais il fait déjà nuit, hiver oblige. Lorsque j’arrive devant chez lui, je reconnais le bâtiment. Une boule douloureuse s’invite dans ma gorge lorsque je quitte la voiture. J’ai l’impression de revenir quelques années en arrière lorsque je suis partie de chez lui comme une voleuse. Mon cœur bat rapidement. Dans l’ascenseur, je respire lentement. J’espère réussir à calmer mon angoisse.

Devant la porte de son appartement, j’inspire un grand coup et frappe.

— Mamannn

Eleanore se jette dans mes jambes qu’elle sert très fort. Je caresse ses cheveux avant de la prendre dans mes bras et de la serrer fort contre moi. Elle m’a manqué. J’ai pourtant l’habitude de la confier à mon père et Jack, mais c’est totalement différent cette fois-ci. Sans doute parce que je sais que ce sera comme ça à présent.

— Ne reste pas dans le couloir.

Debout à côté de la porte, Alexander patiente. Eleanore toujours dans mes bras, j’avance dans la pièce pendant qu’il ferme derrière moi.

 

Dans l’immense salon, le sol est rempli de jouets. On dirait qu’une tempête a tout retourné dans la pièce.

— On s’est un peu laissé emporté, murmure-t-il en suivant mon regard.

Il passe sa main droite dans ses cheveux en bataille et me sourit. C’est la première fois depuis notre retour. Je lui souris aussi.

— Je vois ça.

Eleanore gesticule dans mes bras. Elle me montre du doigt plusieurs jouets sur le sol.

Pendant qu’elle retourne jouer, je reste debout près de la porte. Légèrement mal à l’aise, je joue avec mon bracelet. Je n’ai pas encore lu de manuels sur comment se comporter quand on vient récupérer son enfant chez l’autre parent. Et même si je suis une enfant de divorcés, ma mère ne venait jamais me récupérer, c’était toujours mon père qui venait me chercher chez elle et qui, me déposait à la maison à la fin de nos week-ends. Et bien sûr, c’était ma nourrice qui prenait le relais.

— Elle a été sage ?

L’acteur qui semble aussi ne pas savoir comment se comporter en ma présence, lève les yeux vers moi.

— Elle est vraiment adorable.

 

— Papaaaa !

Eleanore qui est assise au milieu de la pièce avec des figurines de poneys sourit de toutes ses dents à Alexander avant de me montrer du visage. Je fronce les sourcils.

Nous allons avoir une discussion toutes les deux. Je me doute qu’Alexander veut profiter de ses moments avec elle. Il doit sans doute lui passer tous ses caprices. Mais avec moi, cela ne passe pas...la plupart du temps.

— Avec Eleanore on s’est dit que ce serait chouette si nous mangions ce soir tous les trois...seulement si tu es d’accord.

Les mains dans les poches avant de son jean, il bouge le côté de sa chaussure sur le plancher en bois de son appartement.

Je me mords l’intérieur de la joue lorsque je le trouve craquant. Cet homme est un vrai mystère. Il est mondialement connu. A joué dans les plus grands films de ces dernières années, et pourtant, il est debout à quelques pas de moi, et semble aussi mal à l’aise que je le suis.

Au bout de cinq minutes à chercher une excuse pour me défiler, je finis par acquiescer.

Souriant, Alexander m’invite à le suivre dans la pièce. Je regarde où je pose les pieds, je n’ai pas envie de tomber à cause d’un jouet perdu sur le sol. Je me suis déjà assez ridiculisée dans cet appartement par le passé.

 

Assise sur le canapé, je croise les mains sur mes cuisses et joue avec mes doigts. Je sens que la soirée va être très longue.

— Tu veux que j’aide Eleanore à ranger ? je propose en regardant deux poupées couchées sur le fauteuil face à moi. Même s’il l’adore, je ne suis pas certaine que Tom soit content de glisser sur un jouet.

Le tournage est terminé. Je suppose que Tom est revenu à Londres. J’espère même le voir ce soir pour essayer de lui parler.

— Il est resté quelques jours chez ses parents, m’explique-t-il en s’installant à l’autre bout du canapé.

Je pince les lèvres. Ce sera pour une prochaine fois. Après tout, la balle est dans le camp de Tom. Je sais qu’il est déçu mais, à l’époque, je ne pouvais pas lui donner l’identité du père de ma fille. C’était trop tôt. Et de toute façon, il ne m’aurait jamais cru.

— Je m’en occuperai plus tard, ajoute-t-il doucement.

 

Alexander bouge ses doigts en rythme sur sa cuisse. Je pense que lui aussi a hâte que la soirée se termine.

D’ailleurs, j’ai l’impression d’être revenue à mon premier rencard. Je ne sais pas quoi dire pour détendre l’athmosphère. J’ai peur qu’il interprète mal mes paroles ou mes gestes alors, je fixe l’immense fenêtre devant moi en triturant la fermeture de mon sac à main pendant que mon téléphone continue de biper à intervalles réguliers.

— Merci de t’être occupé d’Eleanore. C’est très gentil.

Son rire résonne soudain dans la pièce. Est-ce-que c’est moi qui le fais rire ? Je ne sais pas si je dois être vexée. Impatiente, je tourne la tête vers lui et fronce les sourcils.

— On se connaît bien tous les deux. On pourrait peut-être passer l’étape de la timidité, propose-t-il en souriant.

 

 

 

Cette histoire est archivée sur http://www.le-heron.com/fr/viewstory.php?sid=1858