Presque by dreamer
Summary:

Une Nuit. Quelques mots couchés sur un clavier au lieu d'une feuille de papier. Peut-être ainsi ne seront-ils pas oubliés ? 



Image de fotografierende sur Unsplash, montage par moi.


 


Ecrit lors d'une Nuit d'HPF


Categories: Contemporain, Témoignages, Histoires vécues Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Nouvelle
Challenges:
Series: Les Nuits d'HPF
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 266 Read: 51 Published: 02/08/2021 Updated: 02/08/2021

1. Presque by dreamer

Presque by dreamer
Author's Notes:

Bonjour, bonsoir, 

Merci d'avoir cliqué sur cette histoire qui n'en est pas vraiment une, mais qui constitue le premier texte que j'ose publier sur le héron.

Warning : ambiance triste

Je suis presque heureuse. Le mot le plus important de cette phrase était évidemment presque.

Car même le moment le plus chaleureux est teinté d'un chagrin profond et immuable. Un vide qui suffit à me rappeler que jamais plus, je n'atteindrais ce bonheur tant convoité.

 

Alors, je m'accroche au presque, cette sorte de compromis entre une vie misérable et un bonheur désormais inatteignable.

 

Presque, c'est quand je me laisse aller aux blagues et aux rires, quand je me laisse absorber par la découverte un paysage magnifique, quand je sors de chez le coiffeur avec une coupe d'enfer, puis que je repense à toi.

A tous ces moments, qui, partagés avec toi, étaient bien plus incroyables et inoubliables, car ils bénéficiaient de ta présence. De tes mots, tes mimiques, ton humour légèrement piquant qui faisait tant écho au mien.

 

Et quand je m'entaille ou me brûle la main par mégarde, ça fait presque mal. Comme si aucune douleur physique ne pouvait faire le poids avec la douleur qui s'est installée en moi depuis que je t'ai perdue.

 

Quand je souris, c'est presque sincère, et quand même beaucoup forcé.

 

Quand je me regarde dans le miroir, c'est presque moi que je vois. Mais pas tout à fait. Je ne suis pas une menteuse, peut-être à la rigueur la victime d'une imposture. C'est comme s'il me manquait la petite étincelle qui me rend réellement moi-même.

 

Et cette petite étincelle, c'est toi.

Mais tu ne reviendras pas.

Alors, je me demande, vais-je vivre le restant de ma vie dans le monde du presque ?  

 

Cette histoire est archivée sur http://www.le-heron.com/fr/viewstory.php?sid=2205