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Notes d'auteur :
Résumé de l'épreuve : Peu importe où, quand, comment, et avec qui votre histoire se déroule. Vos personnages (ou votre personnage, il peut être seul), dansent, c'est tout. Ils peuvent être un, deux, trois, quatre… Peu importe. Votre récit doit simplement s'ancrer pendant une danse.

Lâchez-vous ! Vous pouvez emmener vos personnages dans un cours de danse classique, en plein milieu d'une boite de nuit... Ils peuvent également se retrouver les rois de la piste pour l'ouverture de leur bal de mariage ou encore improviser un slow avec des passants dans la rue.


Contraintes : Votre texte devra comporter 500 mots minimum. Vous décrirez les émotions d'un de vos personnages à un moment de l'histoire. Vous ferez également une description de l'environnement dans lequel il se trouve.
Et hop, trop dans le rythme, je pose les mains sur mon bas ventre - l’une après l’autre, forcément - et ensuite sur mes fesses, de la même manière. Je gère cette danse et je le montre. J’ai l’impression d’être la reine du dance-floor, mais sans remarquer pour autant l’air ridicule que j’ai à me dandiner de la même façon depuis des années sur cette musique qui, avouons-le, a super mal vieilli.


AHAAH !


Et paf ! Je me retourne et manque d’écraser le pied du beau brun à ma droite. D’un petit sourire bête je m’excuse mais le bougre n’a semble-t-il rien remarqué… Je le bousculerai complètement la prochaine fois, s’il faut tout cela pour qu’il me remarque enfin !

Je recommence la chorégraphie, en rythme avec toutes les autres personnes présentes dans la salle. Au premier rang, juste devant la sono, ma sœur semble avoir plus de mal que moi dans sa belle robe de mariée, et mon tout nouveau beau-frère semble avoir mangé un balai pour être aussi raide.

Bon okay, je suis peut-être mauvaise langue. Mais c’est ce qui est drôle, aussi.


AHAAH !


J’ai chaud ! Et quand je regarde devant moi le beau brun de tout à l’heure qui me tourne désormais le dos, encore plus !

Mon Dieu que cette danse est ridicule. J’en prendrai presque des crampes.

J’avais quoi ? Dix ans, quand cette chanson s’est transformé en tube de l’été ? Oui, quelque chose comme ça. Dix ans. Aujourd’hui j’en ai trente- cinq et ma petite sœur se marie.

L’ambiance est à la fête, la déco multicolore donne à la salle des fêtes du village des allures d’album à colorier. Les gens sont heureux et moi aussi, même si, à cet instant, mes pieds essayent de me prouver le contraire.

Heureusement que devant moi, Monsieur Sexy Guy dont j’ignore le nom - certainement un copain de mon beau-frère inconnu au bataillon - bouge d’une manière très sympathique. J’en oublie un peu mon coeur qui tape de plus en plus vite, et, sous ma jupe, mon collant qui glisse.

Pour le glamour, on repassera.
M’en fiche, il ne me voit pas.


AHAAH !


On tend les mains face à soi. D’abord le droit puis le gauche.
Puis on retourne les paumes en direction du plafond.
On met ses bras en croix sur son torse avant de les basculer derrière la tête dans un geste le plus sexy possible.
Enfin, les mains passent de l’arrière du crâne au-devant des hanches puis sur les fesses, qu’on ondule comme on peut (mon beau-frère doit avoir du mal !).
Plus qu’à faire un mouvement de bassin un peu tendancieux d’avant en arrière et à se tourner sur la droite pour recommencer.


AHAAH !


Han ! Cette fois je n’ai pas rêvé ! Le beau brun vient de me lancer un sourire aussi ravageur qu’un Tsunami sur une côté Indienne. Manque de bol, c’est lui qui est dans mon dos, maintenant.

Manque de bol bis, mon collant semble n’avoir jamais été aussi près de se faire la malle qu’à cet instant précis.

J’essaye de garder la tête haute et le sourire aux lèvres. J’espère que je n’ai pas l’air d’une cruche, vue de dos, même si je me doute bien que le spectacle ne doit pas être des plus beaux à voir. Sous ma jupe, le gros élastique me gêne, glisse, et s’enroule autour de lui-même.

Du coup je me retrouve à serrer un peu les jambes pour ralentir la chute du collant noir. C’est un cauchemar, il reste encore les deux tiers de la chanson et petit à petit, ma dignité s’enfuit.

Tant pis.

Dans un dernier sursaut de courage, je lève la tête, retire l’une après l’autre les mains de sur mes fesses, serre les poings et prépare le balancement de mon bassin à contre temps avec celui de mes bras…


AHAAH !
Note de fin de chapitre:
Merci d'avoir lu !
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