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Notes d'auteur :
Thèmes de minuit heures de la nuit du 25 juillet 2020, avec quelques sorties de route (ou de papier), le combo entre le mot “comparse” et le cliché d’une paire de lunettes sur le sable d’une plage (levent_karaoglu sur pixabay)
Je regardais les lunettes posées sur le sable. Celles-ci me fixaient de leurs reflets aveugles. Je les détaillais méfiant, pourquoi me scrutaient-elles ainsi ? Avais-je les yeux louches et la gueule de travers pour attiser autant leur curiosité ?
Seul le bruit des vagues et de l’écume qui moussait sur le sable se faisait entendre. Pas un oiseau, pas un estivant, j’étais seul avec ces montures d’écailles qui cerclaient deux verres teintés et morts. J’y voyais le sable et mon visage qui me dévisageait. Je crois que je ne supportais pas la solitude finalement. Le confinement aura au moins servi à me faire découvrir mon besoin de rencontrer des gens, à moi qui trouvait justement qu’on était beaucoup trop en contact les uns avec les autres.
On apprend tous les jours.
Aujourd’hui, je découvrais, effaré, qu’un prothèse visuelle pouvait me servir d’autre, de façon tout à fait convenable. Et pendant que cette idée se formait dans ma tête, une autre se dessinait : il était grand temps de prendre rendez-vous chez un spécialiste de l’intérieur du crâne. Ma santé mentale se détériorait visiblement.
Une mouette ricana.
Où était-elle, tout cet après-midi, où j’avais subi contraint forcé le silence de cette fichue plage ?
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