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Notes d'auteur :

Bonjour !

Me revoici pour vous proposer trois courts textes sur la symbolique des fleurs tirés d'un atelier d'écriture animé par Fleur d'Epine le 25 janvier 2021.

J'ai choisi d'en faire des portraits, un peu comme si ces fleurs étaient des jeunes femmes définies par ces symboliques.

LE COQUELICOT

Le coquelicot est une fleur dont les significations sont subtiles. En effet, cette fleur sauvage d’un rouge vif marque l’apaisement quand nous avons besoin de consolation. Elle exprime également une ardeur timide voire inconstante.

LA PIVOINE

À l’époque des civilisations anciennes, les grecs s’étaient déjà aperçus des vertus de la pivoine pour traiter l’épilepsie, pour favoriser l’expulsion du placenta après l’accouchement ou pour régulariser les règles. Il y a aussi une légende qui parle de la nymphe Péone, celle qui avait enfreint les règles de la pudeur s’est transformée en cette fleur pour cacher sa honte.

L’ASPHODÈLE

Pour les Grecs et les Romains, les asphodèles, liliacées aux fleurs régulières et hermaphrodites, sont toujours liées à la mort. Fleurs des prairies infernales, ils sont consacrés à Hadès et Perséphone. Les Anciens eux-mêmes ne savaient guère pourquoi il en était ainsi et cherchaient à couper ou même à corriger ce nom pour lui faire signifier champ de cendres ou les décapités, c'est-à-dire, mystiquement, ceux dont la tête ne commande plus aux membres, ne dicte plus de volontés. On en tire aussi de l'alcool. L'asphodèle symboliserait la perte du sens et des sens, caractéristique de la mort. Bien que les Anciens lu aient prêté une odeur pestilentielle - sous l'influence peut-être d'une association avec l'idée de mort - le parfum de l'asphodèle s'apparente à celui du jasmin.

Le coquelicot

De toutes ses sœurs, de toutes les fleurs, elle était sans doute la plus charmante, la plus envoûtante, ce qui expliquait le succès fou qu’elle avait auprès des hommes. Des femmes également. Coquelicot régnait sans partage sur les cœurs qu’elle emprisonnait de ses ardeurs timides, et de ses mots réconfortants. Elle venait batifoler après les chagrins d’amour, enlacer les corps sans un bruit. Son parfum, volatile, se déposait subtilement, se dissipait rapidement, mais jamais ne restait très longtemps. On la disait élégante, mais distante. De par sa délicatesse évidente, on oubliait certainement qu’elle était une fleur des champs.

 

La pivoine

Dans un bouquet, Pivoine était l’aînée. Femme de pouvoir, elle en imposait au reste de ses sœurs. Cordiale, généreuse, elle était de toutes les fêtes, de toutes les soirées, de tous les galas de charité. Dans l’ombre, on la jugeait avide de succès et de prospérité. Ainsi, de l’envie qui la taraudait partout où elle se rendait était née la jalousie. Incidemment, la honte l’avait suivie de son aura malavisée. Pour la tromper, elle soignait les maux des femmes, assistait aux accouchements, chassait les mauvais esprits des croyances anciennes, mais sa culpabilité, toujours, demeurait. Alors, Pivoine se paraît de bijoux, de bracelets, d’atours qui vantaient sa beauté et l’honneur qu’on lui associait.

 

L’asphodèle

Asphodèle, dans la prairie où elle se prélassait, était sans doute la moins jolie, la plus délaissée. Sur son passage, on murmurait, mais jamais on osait lui dire tout ce qu’on pensait car, de toutes les fleurs, de toutes ses sœurs, elle était un présage de mort. Discrète, elle étayait les tombes et, derrière elle, il flottait un parfum similaire à celui du jasmin. Modeste, peu coutumière des grandes effusions, elle s’attardait les soirs d’hiver dans les allées des cimetières, transportant dans un panier en osier, les plus douloureux, les plus beaux des regrets. Asphodèle n’était certes pas la plus belle, mais elle avait le don d’éveiller les sens.

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