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Notes d'auteur :

15e thème = arbre

(on approche la moitié !)

J'ai adoré écrire ce texte, c'est l'un de mes préférés avec Parfum et Femme (qui viendra beaucoup plus tard). Je ne sais pas ce qu'il en ressortira un mois plus tard en revanche !

(Et n'est-ce pas un drôle de hasard que ce chapitre tombe le jour où j'avais imaginé notre rencontre ?)

La première rencontre, sous l’arbre pleureur. Tu te rappelles ou c’est moi qui rêve ? Qui ai toujours rêvé ?
Il faisait nuit noire, dans le Parc de Bercy, nous étions des hors-la-loi, nous avions un peu toujours voulu de ça, d’une rencontre atypique, de quelque chose de magique, d'un peu unique.
« Si tu voulais me voir, moi je préfère le noir ». Tu avais dit. « Je ne veux pas que tu puisses découvrir à quel point je me déteste ». J’avais obéi.
(Quelle torture de ne savoir si le songe était vrai, si je n’ai pas tout imaginé.)
Sous les étoiles mais à l’intérieur de l’arbre pleureur, l’on chantait et l’on dansait - c’était la danse qui importait. Sinon, nous aurions été perdues. C’est toujours la danse qui importe (je ne sais pas danser).
Je t’aimais déjà. Je t’aimais dès la première fois.
Nous ne dansions rien en particulier, c’était plutôt grotesque tout cela, mais je ne sais pas si je l’ai rêvé.
Tu m’avais soufflé : « Je ne veux pas sortir ce soir » d’une voix si fébrile et je t’intimais de danser, même si je ne savais pas le faire, et tu riais un peu mais tu reprenais avec sérieux : «  Je ne veux pas me découvrir des failles ».
L’arbre pleureur semblait pleurer en même temps que toi et je te prenais dans les bras en répétant : « Ne t’en fais pas. On reste là ». Puis je voulais te dire que tes failles, je les aimais déjà. Que tes failles ne me faisaient pas peur. Que tes failles n’étaient qu’une partie de toi. Et nous dansions en pleurant, et pendant que tu recouvrais tes yeux, je recouvrais mon corps. Et je te disais : «  Tu ne vas pas me croire, j’ai fait le même cauchemar ». Tu me croyais, évidemment, tu m’avais toujours crue. Il n’était pas question de se mentir, pas déjà en tout cas. Mais ai-je rêvé tout cela ? 

Et je ne sais pas danser, je ne sais pas m’oublier.

Pourtant l’on dansait. Mon esprit, malade, me répétait : « Je ne sais pas danser, je ne sais pas m’oublier, je ne sais pas danser, je ne sais pas m’oublier, je ne sais pas danser, je ne sais pas m’oublier. »

Cette fois, c’était toi qui m’avais rassurée. Sans trop parler, en me prenant par la main et en guidant mes pas. Je crois que, sous l’arbre pleureur, dans le parc de Bercy, cette nuit-là, j’ai dansé et je me suis oubliée dans tes bras.
Pour la première fois.

Et dans la folie et la beauté fragile, exceptionnelle, de cet instant, nous nous sommes embrassées, toujours pour la première fois, je me souviens que mon rouge à lèvres dior avait redécoré ton visage mais ça n’avait aucune importance dans la nuit noire, nos souffles déréglés par la passion, nos corps parfaitement enlacés.

Était-ce seulement vrai ?

 

Note de fin de chapitre:

Les mots en italique sont des extraits de la chanson je sais pas danser de Pomme <3 

C'est marrant, cette nuit j'ai réussi à dormir pour la première fois depuis longtemps, sans tourment, et j'ai rêvé d'Olivia tout du long. C'est comme si ça m'avait guéri de mes troubles nocturnes mais peut-être n'était-ce que l'effet du vaccin hahaha.

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