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Notes d'auteur :

29e thème = monde

 

Je vais jusqu’au bout du monde avec toi ou je n’y vais pas.
Le bout du monde, ça aurait pu être l’Alaska ou la Nouvelle-Zélande (même dans le Périgord, si tu voulais).
Les 24 heures d’avion, je les aurais faites avec toi et tu m’aurais tenu la main.
Avec toi, j’aurais réussi. J’aurais supporté ce calvaire. Tu sais que l’avion me terrorise, que j’ai la peur des transports en commun, la peur d’être enfermée, la peur d’être étouffée, la peur d’être oubliée, la peur d’être tuée, la peur de tout. Mais pas avec toi, pendant que l’on s’envole pour l’autre bout du monde. Et je pose ma tête contre ton épaule, les larmes coulent silencieusement, et tu ne dis rien mais tu sais, et tu me rassures à ta manière, en silence, mais c’est assez. Ta présence est suffisante. Ta présence vaut plus que tout l’or du monde. Tu me dis, doucement, « Violette » et je souris. L’appel de mon prénom suffit à me détendre. A me rendre heureuse. Parce que c’est toi, Olivia, toi et personne d’autre.
L’autre bout du monde, c’est avec toi ou personne d’autre.
Donc je suis condamnée à rester ici. Mourir ici. Je m’en moque, puisque tu n’es plus là. 

 

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