Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

- Taille du texte +

Notes d'auteur :

Désormais s'inspire à moitié de la chanson d'Aznavour, qui a été, pendant longtemps, ma préférée de son répertoire et à moitié de Mylène Farmer, Désenchantée et Beyond my control (en italique dans le texte).

Désormais

 

Désormais
Il faudra tout changer. Des futilités et des habitudes dont il est difficile de se séparer
Désormais, on ne nous verra plus ensemble et c'est autant insupportable que banal.


Nous ne connaîtrons plus la même peur de voir notre bonheur s'échapper. Nous ne serons plus indécentes et farouches devant une audience offusquée. Nous ne nous enverrons plus des commentaires de mille kilomètres de long en se glissant des je t'aime qui ne veulent rien dire.
Nous ne finirons pas non plus dans une déchèterie ; ça peut paraître idiot mais je m’étais faite à l’idée et ça me fend le cœur de penser que nous ne serons plus jamais des déchets. Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer.



Allumez la musique.
Ou plutôt éteignez-la.


Et tous ces souvenirs déjà vieux et dépassés.
Les danao, ces satanées boissons que je n'achetais que pour toi, parce que tu aimais ça.
La chanteuse au nom maudit dont je ne te parlais pas, parce que tu ne l’aimais pas.
Notre langage que personne ne pouvait comprendre, mélange de douceur et de folie, notre langage à nous qui n’était peut-être pas autant semblable que je l’avais pensé. 
Les mêmes histoires qui nous excitaient ou qui nous décevaient — et nous avions tellement ri lorsque nous l’avions réalisé —, tout ça c'est fini.

Toutes ces questions que je n'ai jamais osées te poser.
Toutes ces phrases que je ne pourrais plus jamais prononcer (parce que c'est fini).



Tout ce que nous ne ferons plus, finalement.
Tout ce qui s'arrête ici
Parce que tu l'as décidé
Tout ce que j'avais dessiné pour nous deux
Tout ce que.
Ce que.
Je n'ai plus le cœur à le dire.
Ce que je donnerai pour revenir en arrière et agir exactement comme tu l'aurais souhaité
Être une putain de poupée
Une marionette
Juste pour que tu ne me rejettes pas
Pour que tu ne me détestes pas
Pour que. Putain. Stop.
Je suis prête à être ta marionnette
Mais ce n'est peut-être pas la plus belle chose à dire,
À offrir
N'est-ce pas ?
Je cacherai mes larmes.
Chasserai tes insomnies
Je les absorberai
(Je te jure c'est déjà le cas, je suis déjà contaminée).
Je ferai de toi et de moi le plus beau des poèmes.
Mais là je n'ai plus de cœur.



Tous ces jolis mots que tu disais et que tu ne diras plus jamais, les ai-je imaginés ? Je ne suis plus la plus belle chose qui te soit arrivée dans la vie ni la plus sexy, je ne t'ai pas permis de combler (un peu) le vide en toi, je ne t'ai pas fait rire des nuits durant, si bien que tu ne devais pas te retenir d’être discrète, je ne t'ai pas offert des milliers de mots juste pour te rendre heureuse, je n'ai rien fait de tout cela et tu n'as rien dit de tout ça, n'est-ce pas ?

Et tu ne m'aimes pas, moi non plus d’ailleurs je ne t'aime pas, je ne t'ai certainement jamais aimée, je n'ai pas pensé à toi à chacune de mes journées, chacune de mes nuits, chacun des instants importants de ma vie, même encore aujourd'hui je ne le fais pas. Je n'ai pas imaginé construire un autel rien que pour toi, avec Tony, et cueillir la lune pour illuminer ton cœur, je n'ai pas pleuré parce que tu ne me rejetais pas, que tu ne me répondais pas, je n'ai pas passé des nuits blanches parce que ton image ne me hantait pas. Tu ne m’as pas hantée et rien de tout cela n’est vrai.

Et tout ce que j'écris ou n'écris pas n'est pas lié à toi, Olivia. Tu n'es pas une constante dans mon esprit. Ne t'inquiète pas, tu n'es pas au centre de toutes mes pensées, et certainement pas au centre de mon monde.
Il n'y a qu'un trou noir. Ça n'est pas toi.
Et si rien n'avait de sens comme le dit Mylène, alors tu ne serais pas l'inconnue de cette équation-là, tu ne serais pas la réponse, tu ne serais même pas là. 
Tu n'es plus là.

Je n'aurai jamais une telle complicité avec personne d’autre, c’est évident et douloureux mais surmontable dans le temps. Personne n'est capable de te dépasser. Je ne te mets pas sur un piédestal, c'est beaucoup plus que cela ; ce n'est pas un mensonge, à peine un constat. Ce n'est pas ce que tu attends, en revanche, je le sais, je n'ai jamais été à la hauteur de ce que tu attendais de moi.



Et ces mots que je croyais nôtres, tu les diras dans d'autres bras
Je les ai peut-être rêvés, ils n'ont peut-être jamais été adressés à moi.
Qui sait
Qui peut témoigner
À part toi
Sauf que tu les as retirés
De partout sauf mon cœur
Espace le plus têtu de la galaxie


Ces mots ne sont plus à personne. Désormais. Ils sont posés là, en suspension, dans le vide à côté de mon siège.


Désormais je garderai ma porte close.

Désormais, enfermée dans ma solitude, je traînerai parmi les choses qui parleront toujours de toi.


Je ne te dirai pas que je me suis tondue une partie du crâne sur un coup de tête, à une de ces soirées LGBT pour célébrer les gouines, et je ne te dirai pas non plus que ça me va vachement bien parce que tu ne m'écouteras pas et, surtout, tu t’en foutras. Alors quand je prendrai mes places pour le concert de Mylène le 1er octobre à 10h précises, je ne t’en parlerai pas plus, et quand le 15 juillet passera et que les billets que je n’ai pu échanger s’effaceront avec le temps, je resterai silencieuse à nouveau. Je ne partagerai plus rien.

Ne t’éloigne pas de mes bras. Je ne mourrais pas dans les tiens. Je commence à me faire à l’idée même si ce n’est pas l’idéal. 

Je ne comprends pas pourquoi j’ai du sang sur mes doigts. Jamais je n’ai voulu te blesser de la sorte. Il faut que je te rassure, que je calme tes blessures, mon amour. Dors en paix je t’assure, je veillerai ta sépulture, mon amour. Je le jure. 

Je te rejoindrai peut-être

Si tu veux bien de moi. 
Je serai là. 
Toujours.

 

 

Là.

 

 

Note de fin de chapitre:

Merci beaucoup d'avoir lu :hug:

 

Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.