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Notes d'auteur :

Et voici l'heure du dernier chapitre de ce recueil : Touch me.
Cette fois, c'est un hommage aux Doors et à Angèle & Dua Lipa qui m'ont procurée beaucoup de joie.

Merci à toutes les personnes qui m'ont lues.

Merci Sifoell pour tous tes commentaires <3 

TOUCH ME - LES DOORS

 

Peut-être qu’avec du temps, ça partira. 

 

Mais le temps c’est de l’argent et je suis pauvre. Ou, du moins, mon esprit est pauvre depuis que tu l’as quitté. Je crois que c’est comme ça qu'on dit. Enfin, ça n’a plus grande importance à présent. 

Il m’a fallu trois mois pour recommencer. A aller au cinéma, à retrouver le théâtre, mes amies, à marcher de nouveau dans Paris. A dormir sans être tourmentée sans arrêt. A me réveiller normalement et pas de sueur ni de tension ni de panique ni de trou dans le cœur. 

Il m’a fallu trois mois pour reconstruire un semblant de vie. Parfois j’ai l’impression de ne plus être réelle et j’entends Gabriel qui me dit : « On va te réaliser ». C’était la vieille époque, avec Angèle, à Stalingrad. C’était si lointain, je devais avoir ton âge, et ça me picore le cœur. Picorer le cœur, c’est-à-dire qu’un héron géant est entré à l’intérieur et me bouffe des bouts d’organe dès que tu reviens, c’est-à-dire toutes les dix minutes. 

Mais hier, j’ai bu, alors ça allait. 

C’est toujours comme ça. 

 

Enfin, peut-être qu’avec du temps, ça partira

 

Aux soirées, personne ne devine mes larmes. Je les écoute discuter de tel ou tel amant, de sexe et de passion, et je pense à toi. L’alcool ne suffit pas à me faire oublier qui tu as été même si ton image est de plus ou plus floue — je la vois s’éloigner. On ne me questionne pas sur l’état de mon cœur. On part du principe que c’est acquis. Je les écoute simplement parler et, comme Diam’s, personne ne se rend compte que j’ai une poussière dans l’œil. Ton image s’éloigne pourtant mais je sais que tu es toujours là quand mon corps tout entier se tend en pleine nuit et que je dois reprendre un demi milligramme de Lorazepam MYLAN.

 

Mais avec du temps, ça commence à partir. 

 

Parfois, prise d’un délire, je te revois (peut-être le résultat des mélanges à trois, alcool, drogues, calmants). Tu es comme face à moi, revenue. Et je peux te dire ce qui est au plus profond, ce que je t’ai toujours dit : 

 

« Maintenant je vais t’aimer jusqu'à ce que les cieux retiennent la pluie. Je vais t’aimer jusqu'à ce que les étoiles tombent du ciel pour toi et moi. »

 

Et cette fois, tu me crois. Enfin, en tout cas, tu ne me broies pas le cœur.

 

C’est une vraie promesse (mes promesses ont toujours été vraies), je t’ai toujours associée aux étoiles et à la lune, je t’ai toujours associée à un amour pur et violent, presque irréel, comme les désirs de Caligula dans la pièce de Camus. Pourquoi Caligula intervient-il à ce moment-là ? Peut-être faut-il se poser les bonnes questions. 

 

Mais je me réveille, la gueule en bois, et tu n’es pas là.

J’ai de la fièvre, ce n’est pas le corona. 

C’est l’alcool. Le manque de toi. 

Je suis en transe, tremblante, j’expire (le souffle n’est plus là).
Et dans cette agonie, je m’écrie : 

 

Allez, allez, allez, viens, touche-moi, bébé.

(parce que tu es face à moi)

Ne vois-tu pas que je n'ai pas peur ?

Quelle était cette promesse que tu avais faite ? Pourquoi ne me dis-tu pas ce qu'elle disait ?

 

Quelle était cette promesse que tu avais faite ? 

 

Rappelle-toi.

doucement, je ferme les yeux, je m’endors et c’est comme si je mourais.
La promesse que tu avais faite hante mes cauchemars. 

« Je prendrai soin de ton cœur, ne t’en fais pas »

Je ne m’en fais pas puisque tu me l’as promis. 

Mais pourquoi le cœur est au sol, ouvert, et décomposé ?

 

 

Comme un médicament, moi, moi, moi, je suis rien sans toi. 

Et je sais que je perds du temps dans tes bras, dans la nuit. 

Mon cœur se serre, j’ai du feu dans la voix. 

Tu n’étais qu’une illusion mais la plus belle de toutes. 

Félicitations. 

Ce n’est pas donné à tout le monde de m’arnaquer de la sorte.

La malédiction des O, certainement, je m’étais promis de ne plus me faire berner.

Tant pis. 

Ma tombe est sous tes pieds. Sauras-tu la soulever ? 

Enfoncée dans mon cercueil, je ne peux plus bouger. 

 

Touche-moi bébé. 

Ne vois-tu pas que je ne suis pas effrayée ?

 

Note de fin de chapitre:

Les mots en italique sont tirés des chansons Touch me des Doors et Fever de Dua Lipa et Angèle. La référence à Diam's vient de sa chanson Poussière.

Merci encore à toutes les personnes qui m'ont lues <3

FIN DU PRELUDE. MAIS PAS FIN DE L’HISTOIRE. L’EPILOGUE ARRIVE APRES LE 31 JUILLET.

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