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Notes :

Bonjour à tous et à toutes ! Ceci est un texte écrit pour la septième (et dernière) épreuve d'immunité (textes originaux) du concours de Koh-Lant'HPF, organisé par Catie et Omicronn sur le forum.

Un grand merci à l'équipe des Nuits et à AliceJeanne dont le dessin m'a inspiré ce texte.

Dédicace à tous mes chagrins d'amour.

Bonne lecture !

Notes d'auteur :

Épreuve 7 - Immunité - Volonté nocturne

Consignes générales :
- Publier un texte inédit écrit pendant une Nuit, en fanfiction ou en original (Nuit classique du 20 août 2021 : Image 21h, crédits AliceJeanne).
- Vous pouvez le retravailler comme vous l'entendez pour intégrer vos contraintes (je l'ai retravaillé légèrement le lendemain pour intégrer les mots manquants, original ici).

Contraintes personnelles :
- Sentimentalisme (2) : Insérer au moins 3 sentiments différents (cf. notes de fin)
- Sensibilité (3) : Insérer au moins 3 verbes de chaque sens (cf. notes de fin)

Par ailleurs, je dispose d'une liste avec :
- 1 mot obligatoire : lance
- 8 mots interdits : (commandement, organisation, feu (si si je vous jure), endurance, improvisation, soins, travail en équipe) camion

Dans l’âtre, les flammes dansent, furieusement. Je les regarde. Elles sautillent et elles agitent leurs bras fugaces au rythme des crépitements. J’entends leurs voix nasillardes. Le monde s’écroule et flambe et elles s’amusent. Je saisis quelques bribes, quelques rires qui fusent.

La chaleur se diffuse.

Une douleur me lance.

Plus je fais le vide et plus j’y pense.

Les flammes me narguent. Les femmes aussi. Les flammes me font languir puis les flammes me larguent. Les flammes m’écrasent et me dévorent. Les flammes me fleurent, m'effleurent, me lèchent puis s’en délectent. Qu’elles sont infectes, les flammes qui me savourent. Les flammes qui me picorent. Les flammes qui me font croire que la passion brûle encore. Elles rougeoient, moi je rougis. Elles grandissent, moi je faiblis. Elles sentent le soufre. Les flammes empestent. Et moi je souffre. Les flammes sont pestes.

Les flammes caressent, puis soudain cessent. Les flammes enlacent, puis tout s’efface. Elles s’arc-boutent, font mine qu’elles vous écoutent… Elles vous toisent, vous scrutent, elles vous approchent et vous donnent un uppercut. Elles exhalent en même temps une douce odeur de fumé, vous laissant enfin comme affamés. Moi je salive, livide, vide ; je ne sais plus le goût qu’a l’amour. L’ai-je jamais su ? Je ne sais plus rien. Je ne sens plus rien… Que le dégoût de moi. Ne reste alors plus sur ma langue que de l’apathie le goût âcre. L’ai-je jamais eue ? Cette flamme. Cette femme. Je ne ressens plus rien. Ou j’aimerais, du moins. L’amour calcine mon corps, encore.

Femmes, je vous aime. Flammes, je vous hais.

Les flammes sont cruelles. Elles ondulent avec ardeur, elles ondoient. Elles tapent du pied à en fendiller le bois. Et c’est moi, peut-être, qui me brise sous leurs pas.

Dans l’âtre, les bûches brûlent, doucement.

Dans l’âtre, mon cœur se consume lui aussi, sûrement.
Note de fin de chapitre:
Sentiments : 1. dégoût (de soi) 2. amour 3. haine

Verbes :
- ouïe : entendre, saisir (un son), écouter
- vue : regarder, toiser, scruter, voir
- goût : se délecter, savourer, sentir (au sens de "percevoir par le goût")
- odorat : fleurer, sentir (au sens de "répandre une odeur"), empester, exhaler
- toucher : écraser, effleurer, enlacer, caresser
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