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Notes d'auteur :
Bonjour à tous ! Voici un poème, qui je l'espère, vous plaira tout autant que le précédent.
Chaque jour, sur la plage, j’attendais la marée montante. J’errais sur le sable sans vie, au milieu des algues égarées. Je chuchotais dans le creux des coquillages pour que la mer m’écoute. Jusqu’à ton arrivée.

Ton eau douce, tiède, turquoise, est venue à ma rencontre. Tes flots se sont écrasés contre les pierres et ont emprisonné mes chevilles. Ton souffle me jouait une aubade toujours plus ardente à chacun de mes réveils, une sérénade à chacun de mes couchers, m’accompagnant vers le large. Je ne voyais plus les rochers tranchants qui me devançaient, je ne voyais plus la menace des trous noirs, des sentiments déchus.

Tu incarnais la promesse d’un océan de merveilles, d’un avenir sans remous.

Un jour, alors que je courais de plus en plus vite vers tes profondeurs, tu as cessé d’avancer. Le sable s’est asséché, mes chevilles, grelottantes de froid, t’ont réclamé de plus en plus désespérément. À mon tour, je chantais pour que tu me reviennes, je marchais à ton rythme. Mais, tu t’étais déjà lassé.

La nuit de notre séparation, tu es parti très loin sans me laisser un seul souvenir de ton eau. Transformée en algue, j’apercevais ton horizon sans pouvoir l’atteindre. J’ai espéré ton retour, mais tu n’es jamais remonté.

Depuis lors, j’ai continué d’admirer le jusant éternel depuis la plage.
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